02 juillet 2008

Sea, Sex and Sun.

C'est l'indécision qui me mine. Les vacances, la rentrée qui approche, les amours plus qu'instables,... tout est source d'indécision, de prise de tête, de procrastination.

Les journées se suivent et se ressemblent. La chaleur de cette ville me paraît étouffante, après le bol d'air géant que m'ont procuré ces derniers mois. Les sorties sont beaucoup moins "folklos" ici, chez papa-maman, que dans mon "chez-moi" parisien, petit cocon où règne l'imprévu. J'essaye de me convaincre qu'avec un peu de volonté je pourrais mener une vie semblable ici, aussi piquante et innatendue, voir du monde, avoir les mêmes loisirs... Mais non, non. Alors je flane. Je fais les boutiques avec T., je lis en me dorant la peau au soleil, je fais des siestes et des projets, je parisiane (-du verbe parisianer-); je traîne mes spartiates en cuir sur ses pavés brûlants et irréguliers. Les vacances chez H. me paraissent compromises, déjà. Je rêve tellement de cette petite semaine loin de tout, avec eux, de ces soirées estivales où, installés dans l'obscurité du jardin, nous pourrions boire, fumer, danser, s'épuiser à vivre... Nous surprendre à refaire le monde, dans le feu de nos vingt ans. Plus j'y pense plus je sens ce projet s'effriter, plus je pressens le non catégorique. Bouh.

J'ai deux mois. Après une année épuisante, j'ai deux mois pour récupérer ces innombrables nuits blanches successives, pour me reposer, pour faire ce que je n'ai pas eu le temps de faire dans l'année et que je repoussais très justement à cette période. La paperasse, du rangement, du tri, des gens à voir, des livres à lire, des choses à faire.

Bibliographies khâgneuses à travailler. Et oui, mademoiselle n'est plus en hypo... et by son statut de khâgneuse elle a gagné le droit de travailler jusqu'à plus soif durant ces vacances. De ficher, de lire à s'en décoller les pupilles, de déchiffrer du vieux Français rabelaisien avant de s'attaquer à la poésie absconse de Nerval.

Je voudrais. Je veux. Me donner un peu plus d'insouciance. Redevenir ce papillon de légereté que j'ai pu être il y a peu encore. Je veux renaître à leur côté dès mi-juillet... Faîtes que faîtes que faîtes que.

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